PROCHAINE EDITION du 25 fevrier au 3 mars 2011

-Le cinéma israélien  des films d' Amos Gitaï, Uri Barbash, Michal Bat-Adam, Haïm Bouzaglo, Joseph Cedar, Ronit Elkabetz, ,Dover Kosashvili, Avi Mograbi, Renen Schor, Keren Yedaya.Eran Riklis, Raphaël Nadjari......

- Documentaires Des films de Luc Decaster (" Etat d'Elue", en présence de Françoise Verchere "Rêve d'usine"....) de Thierry Lanfranchi ( "Au diable Vauvert".......) en présence des réalisateurs +.........

-Des invitations ont été lancées à Yolande Moreau , Gustave Kervern, Benoît Delépine

- Un après-midi du court métrage.  Appel à projet.  La FCCM lance un appel à candidatures à destination des réalisateurs souhaitant faire découvrir leurs films au public des Rencontres (sachant qu'aucune récompense n'est décernée à l'issue de cet Après-midi du court). Merci de remplir et de nous retourner le formulaire d'inscription avec votre DVD de visionnage au plus tard, le 12 novembre 2010 : formulaire

 

 

 

  L'AN PASSE :

Soirée d'ouverture le vendredi 19 février au cinéma Le Moliere à 20h30

"Mon frère se marie" de Stéphane Bron

                       en présence

du réalisateur et de Jean Luc Bideau

 

Pour Télécharger le programme cliquez ici


 

 

EDITORIAL        Le local et l’Universel

L’identité de la majorité des films et en particulier des plus populaires  se dissout du fait d’une uniformisation du langage des films. Les effets sont soulignés, Au cas où le spectateur ne comprendrait pas (une dispute violente se déroulera un soir d’orage violent…par exemple). Il est plus intéressant d’explorer le cinéma que nous aimons, souvent produit grâce à des capitaux venant de différents pays, et la France joue un rôle important dans ce domaine.

Le local, l’identité forte d’un réalisateur nourrit l’Universel.

Les contraintes, les idéologies, les manières de vivre, et donc les choix économiques des financeurs pour trouver un public dans plusieurs pays, influencent la réalisation de l’œuvre et peuvent la rendre plus ou moins insipide. Heureusement les réalisateurs qui ont du talent  savent imposer leurs histoires et la manière de les  raconter. Souhaitons que notre terre tolère des sociétés, des problématiques différentes, loin de l’uniformisation  des modes de vie qui se dessine, afin que le spectateur se nourrisse de représentations  du monde typées qui entreront en résonance  avec ses propres certitudes.

Notre manifestation, comme toutes les actions que mène l’année durant la Fédération des Ciné-cubs de la Méditerranée  promeut les œuvres de réalisateurs, de cinématographie au caractère affirmé. La Suisse si proche, est riche de quatre langues nationales dont trois officielles et d’une multitude de dialectes cela implique des modes de pensées, d’expression, des problématiques diverses que l’on retrouve dans le cinéma .Si, longtemps, ce dernier en Suisse  ne présentait pas un grand intérêt, si entre les deux guerres ont émergé seulement  quelques velléités artistiques et thématiques à travers des   œuvres qui  ressortaient du lot ce  n’est qu’à partir des  années soixante qu’il a acquis une reconnaissance internationale avec les Tanner, Goretta, Soutter et autres Yersin et Murer. Une nouvelle vague du côté romand, des documentaristes du côté alémanique  vont lancer de nombreux cinéastes. Nous essaierons, avec le concours essentiel de la swissfilms qui met à notre disposition des copies de films jamais sortis ou plus distribués en France, de parcourir cette cinématographie de « La vocation d’André Carel » de Jean Choux avec  les débuts de Michel Simon, aux films d’aujourd’hui de Jean Stéphane Bron, Lionel Baier, Ursula Meier qui seront parmi nous .

Nanni Moretti est un réalisateur dont l’expression est en constante évolution, le suivre à travers ses productions est une leçon de cinéma. Son langage mêle fiction, documentaire, l’intime et le  politique. Jean Gili  décryptera l’art de Nanni Moretti, tout en insistant sur son rôle dans le cinéma italien que ce soit en tant qu’acteur, producteur, diffuseur.

Jacqueline Veuve, réalisatrice du « Journal de Rivesaltes », excellente documentariste, délicate, sans grandiloquence traite ses sujets  en leur donnant une dimension ethnologique et/ou philosophique. Nous profiterons de sa présence pour traiter de la guerre d’Espagne et de la Retirada en compagnie de Frédéric Goldbronn, auteur aussi  de documentaires sur ce thème.

Enfin nous donnerons leur chance à de jeunes réalisateurs dont nous avons sélectionné un court-métrage.

Sept jours de cinéma que nous souhaitons conviviaux, dans le partage d’un art qui réunit tous les autres

André Blasco

 

                                         
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